Une histoire d’amitiés croisées autour de la musique gitane, Fuego est né il déjà 10 ans, le groupe de guitaristes a parcouru des milliers de kilomètres, connu les petites salles, comme les grandes scènes sans jamais perdre ses racines.

Il y a maintenant une vingtaine d’années, Michel Modeste surnommé "Matelot", comme souvent chez les gitans, crée le groupe avec son jeune frère. A deux, ils commencent à faire la manche dans les restaurants et les cafés de la région car ces deux musiciens issus d’une grande famille "sinti" n’ont qu’une seule envie : perpétuer leur tradition.
En 1987, Renaud Prados, passionné par cette musique les rejoint poussé par ses racines andalouses. Le groupe "Fuego de Rumba" est né. A deux voix et trois guitares, le groupe acquiert une dynamique rythmique redoutable, car leur force est dans le "compas" si spécifique à la rumba gitane.
C’est en 1995 qu’ils décident d’enregistrer leur premier album poussés par l’enthousiasme du public lors de leurs différentes prestations. Le trio se produit dans toute la région Rhône-Alpes et commence à se faire un nom lorsqu’ils rencontrent Tony Garcia alors bassiste de Michelle Torr. Ce vieux routier de la musique est complètement emballé et s’investit dans le groupe, normal quand on est fils d’une mère gitane et d’un père andalou !!! Il suggère à Lilli Farrugia, batteur de la célèbre chanteuse française de venir renforcer l’assise rythmique. Par la suite, Matelot ressent le besoin de revenir à ses premières amours : les percussions.
Le groupe prend un nouveau visage, il est plus complet, plus rigoureux et plus professionnel. Il ne manque plus qu’une guitare de plus pour épauler Renaud. C’est Davy Santiago qui s’en chargera. Ce gitan andalou sera la troisième voix du groupe, guitariste confirmé lui aussi, il apportera ses compositions au deuxième album "Ya lo veras". C’est grâce à ce dernier que la nouvelle formation va se produire en France et à l’étranger.
De Paris à Perpignan en passant par Besançon ou la côte basque "Fuego de Rumba" fait découvrir sa musique dans l’hexagone et c’est par hasard qu’ils rencontrent Jean-François Pignon, un dresseur de chevaux. Le cavalier a un projet : créer un spectacle équestre où le cheval et la musique seraient mis en valeur. Ce sera un franc succès et cette comédie musicale s’expatriera hors de nos frontières, c’est ainsi que les Fuego découvriront l’Allemagne,la Belgique et la Suisse. Un producteur parisien, Bruno Villa, s’intéresse lui aussi au groupe. Il aime l’originalité et la couleur de leurs titres et leur propose d’enregistrer "Best of Gipsy", une sorte de "compil" pour faire la fête incluant "Bamboleo" et "Djobi Djoba" sous un nouveau jour.
Cependant, c’est dans leur modeste province entourés de leurs familles et de leurs amis qu’ils décident, une fois de plus, d’aller au bout de leurs envies : ils enregistrent "La buenaventura" pendant l’été 2004. Aidés par des restaurateurs avec qui ils se lient d’amitié, ils suivent leurs inspirations, signent leurs arrangements en toute indépendance. Leur musique restera dans la tradition gitane, une ambiance de fête et de partage, qui s’exprime aussi bien sur la terrasse d’un café que dans une salle de concert...
De nombreuses dates pour le spectacle équestre "Le Pardon" se sont ajoutées à un programme déjà bien chargé, cet été ! Les occasions se multiplient pour aller voir et revoir Fuego de Rumba.
Et un nouvel album à venir ?
